L’offre végétale, un grand pas pour un avenir durable

Notre système alimentaire représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, qui contribuent au dérèglement climatique. En France, au moins 50 % des émissions agricoles sont imputables à l’élevage. Selon ce postulat, il semble nécessaire de faire évoluer notre consommation de produits d’origine animale. Bien des alternatives et des réponses émergent aujourd’hui afin d’éviter l’épuisement des ressources et de la biodiversité. Nous scrutons l’avenir alimentaire de la planète.


Pourquoi limiter les produits d’origine animale ?


  1. Pour la santé

Certaines viandes, comme le bœuf, le porc et l’agneau, sont riches en acides gras saturés qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires. Une consommation élevée de viande, notamment de charcuterie, peut aussi favoriser certains cancers et d’autres maladies chroniques comme l’obésité et le diabète. De plus, 80% des animaux élevés en France le sont via des élevages industriels.

Ces installations peuvent regrouper plusieurs milliers d’êtres vivants dans un espace limité et fermé, favorisant l’émergence d’épidémies. En plus de ce risque sanitaire, ces élevages sont souvent loin des conditions idéales de bien-être animal.

 

  1. Pour la planète

Les ruminants, surtout les bovins, émettent du méthane par leur digestion, un gaz à effet de serre 28 fois plus puissant que le CO2. L’élevage génère aussi du protoxyde d’azote, 273 fois plus réchauffant que le CO2, par l’épandage des déjections animales.

Environ 70 % des terres agricoles sont dédiées à l’élevage, directement ou indirectement. Pour nourrir les animaux, nous cultivons beaucoup de céréales et de protéagineux, comme le maïs très gourmand en eau, et le soja, dont la culture est majoritairement responsable de la déforestation en Amazonie.

Enfin, un fait souvent méconnu : pour le climat, l’impact de notre nourriture

(sa qualité et sa composition en produits d’origine animale) est plus important que la distance qu’elle a parcourue ou la quantité d’emballages jetés.


Comment agir ?

Moins de produits d’origine animale… mais de meilleure qualité !

Réduire la part de produits animaux dans nos assiettes peut nous permettre d’acheter des produits de meilleure qualité, comme ceux labellisés bio. Ces produits garantissent des conditions de vie améliorées pour les animaux (accès à l’extérieur, plus d’espace disponible…) et une alimentation bio au maximum locale, tout en limitant l’usage de médicaments. D’autres labels permettent de choisir des produits animaux plus qualitatifs, comme le label rouge, l’AOC, l’AOP… : ils sont une garantie pour les produits que nous retrouvons dans nos assiettes.

Notre conseil : Il existe dans les cuisines végétariennes de tous les pays un répertoire de savoir-faire particulièrement riche pour consommer moins souvent, ou plus raisonnablement une viande de meilleure qualité, plus coûteuse, issue de filières durables, en alternance avec des repas centrés sur les protéines végétales très peu chères. Ces pratiques végétariennes permettent aussi de découvrir des pratiques pour cuisiner sous diverses formes les céréales, les associer avec des légumineuses dans des plats très gourmands. C’est l’occasion de retrouver toute la diversité des ingrédients végétaux, dont les graines et fruits oléagineux par exemple. En jouant avec les textures, les cuissons et les assaisonnements, nous pouvons faire des végétaux les vedettes de notre alimentation de demain !

– ANNÉE 1

Aujourd’hui, notre assiette est composée aux deux tiers de produits d’origine animale, posant la question du bénéfice pour notre santé et de la durabilité pour la planète. Nous pourrions imaginer d’inverser cette tendance en mettant les végétaux au cœur de notre alimentation !